Lait équitable. Une initiative solidaire ne peut pas blanchir à elle seule les responsabilités de l’agro-business.

La crise agricole et singulièrement celle des éleveurs suscite à juste titre l’attention de l’opinion. Des initiatives commerciales lancées dans la volonté que le prix de vente améliore la rémunération du travail des éleveurs voient le jour et l’on ne peut que s’en féliciter. La brique de lait «C’est qui le patron ?!» est l’une d’elle. Mais si l’intention est louable, le nom de la marque est plus discutable.

Laisser entendre que c’est sur la seule volonté du consommateur que repose un prix équitable, c’est aller un peu vite en besogne. Cela exonère totalement la responsabilité de l’interprofession laitière contrôlée par des multinationales comme Lactalis et des grosses coopératives qui misent sur les volumes pour exporter du lait à bas prix, alors qu’elles sont les principales responsables de l’effondrement des cours du prix du lait en 2009. Cet effondrement permet aux acteurs de l’agro-business de réduire encore un peu plus le nombre d’agriculteurs pour mettre en place des unités de production industrielle type usines à mille vaches, peu attentives aux conditions de travail et au bien être animal.

Si l’ambition est bien de contribuer à améliorer la rémunération du travail des producteurs laitiers, les initiatives marchandes pour corriger les inéquités tarifaires, aussi positives soient-elles, doivent également s’inscrire dans un rapport de force pour peser sur une interprofession et sur les autres acteurs de la filière comme la grande distribution.

L’APLI national & Minga

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LIBRE : CHICHE !

kingpenguinsMême si nous ne sommes pas tous des informaticiens, mais des usagers des technologies numériques pas toujours bien cohérents entre les idées que nous défendons et les moyens technologiques que nous utilisons, nous partageons la conviction de Richard Stallman (initiateur du mouvement des logiciels libres) quand il rappelle que toutes les libertés sont interdépendantes, y compris la liberté informatique.

Comme la communauté des logiciels libres, nous prenons très au sérieux cette exigence de liberté, d’intégrité professionnelle, et nous en assumons les risques.

Face à la montée en puissance d’un modèle économique et politique anti-démocratique qui a l’ambition de gouverner nos choix (en terme de services mais aussi d’objets manufacturés, par des algorithmes), nous souhaitons échanger avec des libristes pour partager nos problématiques pratiques dans une optique de montée en compétence mutuelle.

Ambitieusement démocrates, par la diversité de nos métiers, nous aspirons à être mieux armés, plus audacieux et davantage en lien avec des éditeurs de logiciels libres pour assurer ensemble une meilleure maîtrise de nos métiers respectifs.
Rencontrons-nous !

Minga  &  Synpell (Syndicat Professionnel des Éditeurs de Logiciels Libres)

version anglaise

Open Source? Would you dare?

kingpenguinsEven though we are not all computer scientists but often mere IT users, even if the technical means we use are not always consistent with our ideals, we all share Richard M Stallman’s conviction that all liberties are interdependent, including computer freedom.

Like the free software community, we are taking these freedom and professional integrity requirements very seriously, and we assume the related risks.

Facing the rise of power of this undemocratic economic and political model that has the ambition of governing our choices (in terms of services, but also manufactures, using algorithms), we would like to meet free software advocates to share our concerns in order to mutually raise our skills and knowledge.

As ambitious democrats, through the diversity of our craftsmanships, we aim to be better equipped, more audacious and connected to free and open source software editors to ensure a better mastery of our respective crafts together.

Minga  &  Synpell (Syndicat Professionnel des Éditeurs de Logiciels Libres)

La revitalisation commerciale des centres–villes :

boutique-vide-2Plus de coopération, moins de bureaucratie.

Le rapport officiel sur la revitalisation commerciale des centres-villes du 20 octobre indique qu’un local commercial sur 10 est inoccupé1. Les centres des villes moyennes sont particulièrement touchés par la vacance commerciale. Sous ces chiffres, c’est la réalité de la précarité professionnelle qui se fait jour : des centaines de milliers de personnes qui tirent un faible revenu de leurs activités sont face à des endettements conséquents, contraintes quand elles le peuvent à patrimonialiser leurs outils de travail pour espérer une retraite décente, si tant est qu’elles trouvent preneurs…

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