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Le « vin au naturel » : aux sources du vin. Au-delà des labels, des AOC et des étiquettes.

« Là où l’individu n’y reconnaît plus rien par lui-même, il sera formellement rassuré par l’expert. Il était auparavant normal qu’il y ait des experts de l’art des Étrusques ; et ils étaient toujours compétents, car l’art étrusque n’est pas sur le marché. Mais, par exemple, une époque qui trouve rentable de falsifier chimiquement nombre de vins célèbres, ne pourra les vendre que si elle a formé des experts en vins qui entraîneront les caves à aimer leurs nouveaux parfums, plus reconnaissables. Cervantès remarque que « sous un mauvais manteau, on trouve souvent un bon buveur »
Guy Debord – « Commentaires sur la société du spectacle » – 1988 Éditions Gérard Lebovici

Depuis quelques années, un certain nombre de vigneronnes et de vignerons, amoureux de leur métier, repartent de la base et remontent à la racine du vin : un produit réalisé à base de fermentation de raisins frais, rien d’autre, et c’est en soi, toute une aventure. Elle appelle du métier, beaucoup de savoir-faire et un goût prononcé pour la recherche et la curiosité. Continuer la lecture

Un tablier de travail, pour alimenter la démocratie

Pour soutenir le développement de Minga avec et dans le monde du travail et des métiers, et affirmer, plus singulièrement encore dans cette période de campagne présidentielle, que la démocratie est une affaire qui concerne en premier chef le monde du travail et des métiers, Minga réédite en 200 exemplaires le tablier « Alimentons nous, alimentons la démocratie »; un produit cohérent illustré par le graphiste Laurent Vanhelle, composé d’un tissu de coton (70 %) et de lin (30 %) cultivés en agriculture biologique, certifié GOTS (Global Organic Textile Standards), et réalisé par l’association « Mode-estime » (93).

Tirons le fil de la filière textile

Le 24 avril 2013 s’effondrait l’immeuble du Rana Plaza dans la banlieue de Dacca au Bangladesh rappelant, une fois de plus, les conditions de travail de ces « ateliers de la misère » où est confectionnée la majeure partie de la production textile des grandes enseignes mondiales. Continuer la lecture

Faut-il renoncer à se rétribuer quand on produit un bien commun ?

capture-decran-2016-12-06-a-20-16-20Comprendre le monde pour agir sur son devenir est une liberté qui fonde notre humanité.
Aujourd’hui la financiarisation de l’économie qui aspire à vouloir tout privatiser restreint cette liberté d’accès à la connaissance. Avoir l’usage d’un bien, oui, mais comprendre comment il fonctionne pour l’améliorer, le réparer, le détourner, l’embellir… non ?
Face à de nouvelles formes d’ « enclosures », les producteurs de logiciels libres, les artisans semenciers, divers créateurs d’objets, d’oeuvres et de services sont confrontés à la question commune de leur modèle de développement économique pour tirer un revenu décent de leur travail.

En clôture du second workshop organisé dans le cadre du programme européen CHIC* , la coopérative Libre Informatique, l’organisation des artisans semenciers et l’Open Fab de Bruxelles viennent partager leur expériences et croiser leurs perspectives de développement avec tout professionnel et citoyen intéressés par la question, le jeudi 15 décembre à 18h à la coopérative Point Carré.

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Lait équitable. Une initiative solidaire ne peut pas blanchir à elle seule les responsabilités de l’agro-business.

La crise agricole et singulièrement celle des éleveurs suscite à juste titre l’attention de l’opinion. Des initiatives commerciales lancées dans la volonté que le prix de vente améliore la rémunération du travail des éleveurs voient le jour et l’on ne peut que s’en féliciter. La brique de lait «C’est qui le patron ?!» est l’une d’elle. Mais si l’intention est louable, le nom de la marque est plus discutable.

Laisser entendre que c’est sur la seule volonté du consommateur que repose un prix équitable, c’est aller un peu vite en besogne. Cela exonère totalement la responsabilité de l’interprofession laitière contrôlée par des multinationales comme Lactalis et des grosses coopératives qui misent sur les volumes pour exporter du lait à bas prix, alors qu’elles sont les principales responsables de l’effondrement des cours du prix du lait en 2009. Cet effondrement permet aux acteurs de l’agro-business de réduire encore un peu plus le nombre d’agriculteurs pour mettre en place des unités de production industrielle type usines à mille vaches, peu attentives aux conditions de travail et au bien être animal.

Si l’ambition est bien de contribuer à améliorer la rémunération du travail des producteurs laitiers, les initiatives marchandes pour corriger les inéquités tarifaires, aussi positives soient-elles, doivent également s’inscrire dans un rapport de force pour peser sur une interprofession et sur les autres acteurs de la filière comme la grande distribution.

L’APLI national & Minga

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