Commission

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1) Déroulement et composition de la commission d'évaluation


La commission s'est réunie le 8 septembre 2010 à Saint Saire dans les locaux de Clos du Bourg, elle regroupait des membres de Minga, des salariés du Clos et d'Andines, mais aussi des voisins agriculteurs. Elle portait sur des informations concernant la période du 1 janvier au 31 décembre 2009. Comme base à  la discussion, les membres de la commission disposaient d'une grille de pré-enquête remplie par deux opérateurs de la filière à 72,31%, et des documents annexes.

 

Les participants : 9 personnes.

 

Déroulement de la journée : De 10h à 11h, la journée débute par une présentation générale du  "Système d'Analyse  des Filières",  des opérateurs, des membres de la commission et du cadre général d'évaluation de la filière. Puis de 11h00 à 12h00, les discussions se focalisent sur les questions de transparence, de production et de gouvernance au sein des opérateurs. L'après-midi, c'est le respect de l'environnement et l'autonomie des acteurs qui sont discutés.


2) Commentaires et analyse de la commission


Pérennité de la filière, complémentarité, transparence  et solidarité entre les opérateurs caractérisent les liens entre Andines et Clos du Bourg. Les deux axes de cette collaboration sont le développement des activités au service du territoire (diversification locale plutôt que distribution lointaine) et leur transmission (outils coopératifs). Cela évite l'effort de re-capitalisation en création de nouvelles activités (puisque les terrains, capitaux et outils appartiennent à la coopérative). Les prix et marges chez les deux acteurs sont calculés très précisément  et en toute transparence.

Il y a aussi une réflexion importante sur la propriété privée, notamment des terres et des outils de production et leur transmission. Les  capitaux sont  non rémunérés chez les 2 acteurs principaux de la filière.

Sur le plan environnemental, plusieurs questions sont au coeur de la réflexion des deux opérateurs : étudier et pratiquer des systèmes d'évaluation des pratiques par rapport à la nature, améliorer les compostages, la question des outils, des emballages  et des transports, l'importance de la proximité et de la connaissance des acteurs sur le plan humain, toucher un public populaire, combattre les préjugés et l'image envoyée par les médias (« des trucs de bobos ») dans les quartiers où il n'y a aucun produit issus de démarches équitables et agrobiologiques.

Il n'y a pas de dépendance économique ou financière entre les acteurs, de par la diversification de leurs produits et de leurs clients.