Défendre le financement public de l’aide juridictionnelle, c’est défendre la démocratie.

minga apjL’accès de tous les justiciables à une défense qualifiée et à un procès équitable est un fondement de l’égalité de tous les citoyens. Le financement public de l’aide juridictionnelle -qui prend en charge les frais de défense des personnes démunies- garantit cette égalité en associant et en responsabilisant au travers de l’impôt tous les citoyens dans la prise en charge de ce droit. Ce droit assure une aide indispensable à un nombre croissant de personnes, à mesure que la précarité frappe de nouvelles catégories sociales et professionnelles.

Par son objet comme par son financement public, l’aide juridictionnelle est donc un ciment démocratique pour tout le corps social du pays.

Confier à la profession des avocats la charge d’assurer seule le financement de l’aide juridictionnelle revient de fait à instaurer une philanthropie délétère et rétrograde au regard de la démocratie.

Délétère parce qu’elle réduit un droit au rang d’obole, en brisant la solidarité égalitaire entre tous les citoyens qu’assure le financement public pour y substituer une forme de mécénat humanitaire à caractère privé qui dégrade la cohésion sociale du pays: à quand réserver aux médecins le financement de la Couverture Médicale Universelle (CMU), ou aux professeurs d’université le financement des bourses d’étudiants?

Rétrograde parce qu’elle conduit à remettre en scène des relations de bienfaiteurs à bénéficiaires qui renvoie à un modèle social du temps des régimes féodaux qu’on croyait révolus depuis l’instauration de la République.

La justice est loin d’être toujours juste. Pour autant négliger le sujet de la justice, c’est contribuer à réduire le droit à la seule expression de rapport de force. Que l’on soit riche ou pauvre, l’accès à un procès équitable est une question de civilisation. Sur ce sujet, Minga ne peut être qu’au coté de la profession des avocats qui l’oppose au gouvernement : défendre le financement public de l’aide juridictionnelle est une question d’intérêt général.

Le 26 décembre 2014

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Savoir-faire & gestion sont sur un bateau …
Formations destinées aux métiers de la création

GestatSavoir-faire et gestion sont sur un bateauion d’une idée, plaisir du geste, transformation de la matière, usage d’outils et de techniques, sont au cœur du travail d’atelier. Pour autant, d’autres savoir-faire participent à la cohérence d’une entreprise artisanale et à la reconnaissance d’un métier.

Affirmer un « art de faire », c’est aussi concevoir une stratégie de commercialisation, de communication et de transmission, se projeter dans le financement de l’entreprise pour rétribuer le travail, choisir ses outils et matériaux… ne pas laisser l’économie en vogue décider de son sort.

Fidèle compagnon de la « Foire des savoir-faire solidaires » de Saint-Denis, Minga propose des formations dans le cadre d’un projet de coopérative qui contribue à développer une économie au service des savoir-faire.

Toutes nos formations sont éligibles au droit à la formation et peuvent donc être prises en charge.

Les dates et lieux de formation, les tarifs et les programmes,s’inscrire en ligne ou vous informer :

www.cooperativedeformation.fr/les-formations

Flyer: FSFS2014 a5 2p